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L’«université numérique», selon ses promoteurs, est supposée fournir aux étudiants des outils d’accès à toute une panoplie de ressources pédagogiques allant des bibliothèques numériques aux exercices interactifs en ligne déposés sur le site par l’enseignant lui-même ou son secrétariat. Notre entreprise, par rapport à ces ambitieux projets pédagogiques, a trois spécificités. D'abord, nous souhaitons rester petits et autonomes, condition nécessaire pour réaliser, avec une souplesse et une réactivité maximales, ce qu'on pourrait appeler une «informatique de proximité». Ensuite, nous ne subordonnons pas à la pédagogie notre programme de recherches scientifiques, qu'elles soient personnelles ou collectives; il s'agit pour nous de mettre en ligne des documents scientifiques de première main; ce n'est pas du savoir refroidi, mais au contraire l'actualité d'une recherche dont nous sommes les auteurs. Enfin, nous multiplions les sites web dynamiques autonomes, librement créés par telle ou tel d'entre nous, enseignants et chercheurs de l'EHESS, sans éprouver le besoin de les unifier, mais en diversifiant les liens hypertextuels et les passerelles conduisant d'un site à un autre, d'une discipline ou d'une aire culturelle à une autre. L’Université numérique devra fournir essentiellement aux enseignants, aux chercheurs et aux étudiants trois types d’outils, fonctionnalités ou ressources informatiques :
Nous avions ce modèle en tête en créant un site tel que «Les Angles de l’Asie», par exemple, qui est techniquement composé de plusieurs bases de données coordonnées entre elles et qui offre toutes les fonctionnalités qui viennent d'être dites. Ce site croise les disciplines et les aires culturelles et rassemble étroitement, dans l’espace virtuel du web, enseignants, chercheurs et doctorants qui travaillent sur les terrains et les textes d’Asie méridionale et orientale, du Pakistan à la Corée.
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