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Vers

l'université

numérique

 

 

L’«université numérique», selon ses promoteurs, est supposée fournir aux étudiants des outils d’accès à toute une panoplie de ressources pédagogiques allant des bibliothèques numériques aux exercices interactifs en ligne déposés sur le site par l’enseignant lui-même ou son secrétariat.

Notre entreprise, par rapport à ces ambitieux projets pédagogiques, a trois spécificités. D'abord, nous souhaitons rester petits et autonomes, condition nécessaire pour réaliser, avec une souplesse et une réactivité maximales, ce qu'on pourrait appeler une «informatique de proximité». Ensuite, nous ne subordonnons pas à la pédagogie notre programme de recherches scientifiques, qu'elles soient personnelles ou collectives; il s'agit pour nous de mettre en ligne des documents scientifiques de première main; ce n'est pas du savoir refroidi, mais au contraire l'actualité d'une recherche dont nous sommes les auteurs. Enfin, nous multiplions les sites web dynamiques autonomes, librement créés par telle ou tel d'entre nous, enseignants et chercheurs de l'EHESS, sans éprouver le besoin de les unifier, mais en diversifiant les liens hypertextuels et les passerelles conduisant d'un site à un autre, d'une discipline ou d'une aire culturelle à une autre.

L’Université numérique devra fournir essentiellement aux enseignants, aux chercheurs et aux étudiants trois types d’outils, fonctionnalités ou ressources informatiques :

• La mise en ligne de contenus scientifiques, non pas sous forme figée ni statique (comme le sont des textes à télécharger au format Word ou Pdf ou des vidéos de forme standard), mais sous forme dynamique, en écriture XHTML, avec un moteur de recherche capable d'indexer tous nos documents.

• Des bibliothèques numériques de textes et vidéos installées sur des serveurs dédiés, sélectives et personnalisées à l’intention de petits groupes de «participants ratifiés» comme disait Erving Goffman, les participants d’un séminaire par exemple, dont la bibliothèque numérique constitue les références communes (une bibliographie raisonnée) et le patrimoine commun (une bibliothèque spécialisée de travail en commun).

• Des ateliers interactifs d’écriture scientifique en ligne, où enseignants, chercheurs et étudiants sont tous «rédacteurs», mais avec des droits d’accès différenciés.

Nous avions ce modèle en tête en créant un site tel que «Les Angles de l’Asie», par exemple, qui est techniquement composé de plusieurs bases de données coordonnées entre elles et qui offre toutes les fonctionnalités qui viennent d'être dites. Ce site croise les disciplines et les aires culturelles et rassemble étroitement, dans l’espace virtuel du web, enseignants, chercheurs et doctorants qui travaillent sur les terrains et les textes d’Asie méridionale et orientale, du Pakistan à la Corée.

 

Le Rapport Isaac

Rapport_univ_num.pdf